Guide de visite du musée de l'Orangerie

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Guide de visite du musée de l'Orangerie
Guide de visite du musée de l'Orangerie

L’Orangerie , Chapelle Sixtine de l’impressionnisme.

Le bâtiment de l’Orangerie est construit dans la seconde moitié du XVI e siècle sur l’emplacement du premier bastion de la troisième enceinte de Paris, l’enceinte dite « des fossés jaunes ».
Un surnom qui serait dû à la couleur de la terre. Ce bastion des Tuileries devient ensuite le premier bastion où l’espace militaire se transforme en espace vert : la fonction militaire, d’abord exclusive sous Henri III et Henri IV, coexiste avec la fonction de jardin sous Louis XIII . Dés 1668, cette fonction d’agrément l’ emporte définitivement avec les réaménagements opérés par André Le Nôtre, jardinier de Louis XIV et contrôleur des bâtiments royaux, qui intègre le bastion à son nouveau plan du jardin du château des Tuileries.
En 1852, le musée de l’Orangerie est installé dans une ancienne orangerie, qui devait comme son nom l’indique, accueillir les arbres fruitiers du jardin des Tuileries.
Sous la IIIème République (1870-1940), le bâtiment sert aussi bien de dépôt de matériel militaire que de lieu d’accueil pour des manifestations sportives, musicales ou patriotiques, pour des expositions industrielles, canines, horticoles, ainsi que pour de rares expositions de peinture.
En 1921, l’Orangerie est confiée à l’administration des Beaux-Arts .

Entre-temps, en 1918 Claude Monet avait choisi de faire don à la France de deux toiles. Un choix qui aboutira, grâce à la perspicace influence de Georges Clémenceau, à l’aménagement par Monet de l’intérieur du musée et à la mise en place, après la mort du peintre, du Grand ensemble des Nymphéas (huit compositions, en vingt-deux panneaux) auquel il travaillait depuis 1914.
A partir de 1958, un prestigieux ensemble des peintures des XIXe et XXe siècles, réuni par le marchand d’art Paul Guillaume et continué par sa veuve, devenue madame Jean walter, entrait dans les collections nationales .
Il fut convenu qu’on lui consacrerait le musée de l’Orangerie . Mais les travaux destinés à accueillir cette collection rompirent l’harmonie voulue par Monet en ajoutant un premier étage au-dessus des Nymphéas, donc un plafond qui les privait de toute lumière vivante, de toute lumière du jour. La restructuration du musée n’est envisagée qu’au début des années 1990.Les travaux de rénovation, fondés sur une pertinente estimation de la spécificité des collections et des intentions de leurs fondateurs, dureront six ans, de 2000 à 2006. Le premier étage est démoli et, pour pouvoir continuer d’accueillir la collection Walter-Guillaume, de nouveaux espaces sont créés en sous-sol, sous la terrasse de l’Orangerie, sur plus de 3000 mètres carrés . Selon les salles , la lumière artificielle ou naturelle(par des baies vitrées)éclaire les œuvres de Cézanne, Renoir, Matisse, Laurencin, Derain, Modigliani ou Utrillo.
Quant aux Nymphéas, ils retrouvent la lumière du jour, dans ce musée désormais surnommé la « chapelle Sixtine de l’impressionnisme » .

Éditeur
Artlys
Reliure
Brochée
N. de pages
80
ISBN
2-85495-288-X