Cette étole de soie est inspirée par les fascinants nymphéas de Claude Monet.
Pendant près de trente ans Monet s'intéressa à la représentation d'une même espèce végétale : le nymphéa.
Les premières toiles, peintes à partir de 1897 sont de petit format, presque carrées. Plus de deux cent cinquante toiles seront peintes sur ce thème : la nature sous ses formes primordiales : eau, lumière, végétation, les taches des fleurs. En 1908, Monet écrit :
Ces paysages d'eau et de reflets sont devenus une obsession, c'est au-delà de mes forces de vieillard et je veux cependant, arriver à rendre ce que je ressens. J'en ai détruit, j'en recommence. et j'espère que de tant d'efforts, il sortira quelque chose.
Souhaitant participer à la Victoire de 1918, Monet propose d'offrir deux grands panneaux à l'Etat et charge Clémenceau de servir d'intermédiaire ; celui-ci le persuade d'étendre ce don : ce seront en définitive huit vastes compositions mises en place, après le décès du peintre mais selon ses directives, dans deux grandes salles ovales de l'Orangerie.