Cette exposition pluridisciplinaire (peinture, sculpture, arts décoratifs, arts graphiques, architecture et photographie) est la première consacrée en France à l'art russe de la deuxième moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle, jusqu'à la fin du régime tsariste en 1917.
Si les avant-gardes russes du début du XXe siècle, mieux connues, ont fait l'objet d'expositions remarquables (Paris-Moscou, Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, 1979, L'Avant-Garde russe 1905-1925, Nantes, musée des Beaux-Arts, 1993), cette période est en revanche largement inconnue en France et de nombreuses oeuvres seront ici exposées pour la première fois, grâce à des prêts exceptionnels, particulièrement de la Galerie Tretiakov de Moscou, du musée-réserve d'Etat de Smolensk et du musée d'Etat Lev Tolstoï de Moscou.
Cette quête d'identité trouve son apogée dans le style russe et néo-russe qui touche, de 1880 à 1910, l'ensemble des disciplines artistiques. Les dernières années du XIXème siècle voient le recensement systématique du patrimoine populaire et la redécouverte de l'art de l'ancienne Russie.
La section consacrée au mouvement néo-russe est l'un des moments forts de l'exposition. Architectes (Ropet), peintres (Vasnetsov, Roerich), dessinateurs (Bilibine, Polenova), sculpteurs (Konenkov), décorateurs (Malioutine, Vachkov) participent avec verve à ces réalisations. Le mouvement puise son inspiration aux sources populaires et constitue la voie la plus explicite du lien entre les arts et la conscience nationale.