Objets de pouvoir en Nouvelle-Guinée - Donation Anne-Marie et Pierre Pétrequin

Du 29 juin 2006 au 07 janvier 2007.

Musée d'Archéologie nationale Saint-Germain-en-Laye.

Site de l'exposition

Objets de pouvoir en Nouvelle-Guinée

L’exposition présente une partie de la collection d’ethno-archéologie provenant de Nouvelle-Guinée (province de Papua Barat, Indonésie) donnée récemment au musée d’Archéologie nationale par Anne-Marie et Pierre Pétrequin. Cet ensemble a été réuni au cours de missions scientifiques qui se sont échelonnées de 1984 à 2002, afin de constituer une documentation de référence et pas seulement une collection d’objets choisis pour leurs qualités esthétiques, même si certains d’entre eux sont d’une grande beauté.

Ce type d'approche à partir d'exemples actuels, que l’on appelle l’ethno-archéologie, a permis de proposer de nouvelles hypothèses de travail, pour tenter de mieux comprendre des situations archéologiques où seuls les témoins matériels (outils, parures, céramiques, armes…) sont encore conservés.Ces objets ont été fabriqués par des sociétés regroupées en communautés agricoles vivant aujourd’hui dans la province de Papua Barat (ancien Irian Jaya). Certaines fabriquaient d’extraordinaires poteries massivement échangées le long des côtes, produisaient et utilisaient encore des haches en pierre polie, simples outils ou acteurs qui pouvaient jouer aussi un rôle primordial dans les relations sociales. La colonisation occidentale a fini par atteindre ces populations, condamnant tout un mode de vie, les haches en acier remplaçant par exemple celles en pierre...
La mise en scène des 300 pièces exposées montre comment des objets de la vie quotidienne sont manipulés par les hommes et détournés de leurs fonctions premières pour rentrer dans le système des signes sociaux, des échanges, des dons et des paiements compensatoires, où un outil comme la hache de pierre peut devenir un marqueur public des inégalités sociales, un substitut anthropomorphe des vies humaines, un élément consacré à des puissances surnaturelles.
Les mythes fondateurs de l’origine du monde, des hommes, des femmes, des clans, des haches et de la poterie…., dont l’interprétation varie selon l’implantation géographique des groupes, éclairent l’univers des Papous et permettent de mieux comprendre l’organisation de ces sociétés et ses fondements.Les grandes sections de l’exposition :
La division sexuelle : les attributs des hommes (bouclier en bois peint, cannes cérémonielles les attributs des femmes (filets en fibres végétales, outils agricole en bois pour l’entretien des jardins
Les objets de pouvoir : haches habillées surdimensionnées, bracelets en verre, peignes avec plumes d’oiseau de paradis
Les haches : la hache-outil et ses emmanchements, la hache-échange vêtue telle une femme,
La hache-consacrée qui ne peut être touchée sans le sacrifice d’un porc, la hache-signe, symbole du statut des jeunes hommes.
La piste des coquillages : les coquillages monnaies, les anneaux de nacre
La salle des poteries : la poterie des femmes, la poterie des hommes, la poterie cérémonielle comme les jarres à visage
Les temps modernes : herminettes en fer, porcelaines chinoises, monnaie d’argent.

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