Exposition Praxitèle

Du 23 mars 2007 au 18 juin 2007.

Musée du Louvre, Paris.

Praxitèle

demeure aujourd’hui encore l’un des artistes les plus célèbres de l’Antiquité. Sa renommée pourrait à elle seule justifier que lui soit consacrée une exposition monographique, tant cet exercice est devenu incontournable. Cependant, les difficultés inhérentes aux disciplines archéologiques engagent à affiner cette approche : si l’exposition entend préciser autant que faire se peut la carrière de Praxitèle, elle est avant tout une invitation à partir à sa recherche, à suivre les quelques traces qu’il nous a laissées, pour tenter de parvenir jusqu’à lui et cerner au mieux son art.

Premier sculpteur grec à oser représenter le nu féminin dans la grande statuaire, Praxitèle
En rassemblant pour la première fois le plus grand nombre possible de marbres et de bronzes que l’on s’accorde à reconnaître de sa manière, l’exposition ambitionne d’évoquer, à travers une démarche historiographique, les diverses images qui ont été données de ce grand maître au long des siècles, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours - mettant ainsi en lumière un Praxitèle parfois rêvé, souvent imaginé, et que l’on espère aussi, finalement, retrouvé.

Aucune grande exposition, en France, n’a jamais été consacrée à la statuaire grecque et romaine, malgré son importance dans deux précédents récents ont ouvert la voie à l’approche monographique d’un artiste antique : l’Allemagne a su créer les conditions d’une exposition consacrée à Polyclète (Liebighaus, Francfort, 1990), tandis que l’Italie a provoqué l’événement d’un rassemblement d’œuvres évoquant la carrière de Lysippe (Rome, Palais des Expositions, 1996). Fort de ce double constat et du privilège de conserver un grand nombre de marbres (tous récemment restaurés) que l’on rattache, de près ou de loin, à l’œuvre de Praxitèle, le musée du Louvre pouvait donc, en suscitant le regroupement, autour de ce gros noyau issu de ses collections, d’une centaine d’œuvres abritées par quelques musées européens, organiser une exposition destinée à célébrer le créateur d’ouvrages aussi illustres que la Vénus de Cnide, l’Apollon Sauroctone ou l’Eros de Thespies.

Par ailleurs, l’opportunité d’une telle exposition est particulièrement recommandée par l’état actuel de ce qu’on peut appeler les études praxitéliennes : après les analyses fondatrices de A. Furtwängler ou W. Klein, les deux dernières décennies ont vu se développer de nouvelles recherches qui ont parfois ébranlé quelques certitudes, mais aussi proposé de nouvelles attributions - débats dont l’exposition tient à se faire l’écho.

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