L'Empire

À travers un renouveau de l’étiquette et la reproduction de symboles impériaux hérités de l’Antiquité (faisceaux, abeilles, lauriers, aigle…), Napoléon veille à la mise en scène de son image. Après son couronnement, un nouveau protocole réinterprète l’étiquette qui régnait à Versailles avant la Révolution. L’art est mis au service du pouvoir et les grands artistes (David, Gros, Girodet…) œuvrent à la diffusion des valeurs martiales tout d’abord, et de la gloire impériale ensuite. C’est dans l’œuvre de Jacques-Louis David, premier peintre officiel de l’empire, que le portrait néoclassique trouvera son expression la plus accomplie. Après la réorganisation du pays menée sous le Consulat, les victoires d’Austerlitz (1805), d’Iéna (1806), de Friedland (1807) et de Wagram (1809) assurent la domination de la France sur l’Europe et la construction d’un immense Empire. En 1810, cette France impériale compte 130 départements.
Après avoir divorcé de Joséphine de Beauharnais, dont il ne peut avoir un héritier, Napoléon Ier épouse en 1810 Marie-Louise d’Autriche, fille de l’Empereur François Ier d’Autriche et nièce de Marie-Antoinette. L’année de ce mariage correspond à l’apogée de l’Empire.

Le style Empire qui se développe alors en France s’insère dans le courant européen du néoclassicisme, né vers 1760-1770. Les architectes Percier et Fontaine exercent leur influence sur l’architecture et les arts décoratifs. L’omniprésence de la palmette, du fleuron, de la rosace, du rinceau et d’un bestiaire antique (aigle, cygne, lion, griffon, sphinx…) s’impose dans le décor, « retour d’Egypte », romanisant et néoclassique, et enfin « Empire ». Pour le mobilier, les bois sombres, exotiques et précieux (l’acajou notamment) se mêlent au bronze doré.
Dominique Vivant Denon, alors directeur du nouveau « museum » (ancêtre du musée du Louvre), exerce une influence décisive sur l’évolution des arts décoratifs, et plus particulièrement sur les créations de la manufacture de Sèvres.

Automne : Les malheurs de la guerre
Napoléon Ier subit en 1812 et en 1813 de nombreuses et cruelles défaites, en Espagne contre le duc de Wellington ainsi qu’en Russie où la célèbre bataille de la Bérézina marque l’échec de la campagne de Russie et sonne la « retraite ». Le mythe d’invincibilité s’écroule, les soldats sont morts par milliers, la France ne veut plus des guerres.
Hiver : L’exil
Le Sénat proclame la déchéance de Napoléon Ier en 1814. Louis XVIII, frère de Louis XVI monte alors sur le trône, ouvrant ainsi la période de la « restauration ». Napoléon est exilé à l’île d’Elbe, au large de l’Italie.
Le 1er mars 1815, il débarque à Golfe-Juan, remonte vers Paris et reprend le pouvoir. Mais après sa défaite à Waterloo le 18 juin 1815 contre les Anglais, il est déporté sur l’île de Sainte-Hélène, au milieu de l’Atlantique sud, où il meurt en 1821, sans avoir revu la France.

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