Le 20 mars 2010, le musée de l’Armée rouvrira au public l’ensemble des espaces de présentation de ses collections permanentes situés dans l'aile Orient, après quatre années de fermeture.
Après la période De Louis XIV à Napoléon Ier (1643-1814), présentée dans les salles du 1er étage ouvertes à l'occasion de la Nuit des musées le 16 mai 2009, les visiteurs pourront découvrir la suite du parcours et
les collections relatives aux années 1815 à 1870 - des Cent-Jours à la Commune, et en leur sein, des pièces majeures comme le manteau de cérémonie de Charles X, la cuirasse transpercée d’un boulet du
carabinier Fauveau mort à Waterloo, la selle de Napoléon III utilisée à la bataille de Magenta ou encore le portrait du maréchal Maison par Coignet.
2010 marque donc pour l’établissement une étape importante : la fin de la rénovation des espaces du musée dédiées aux collections permanentes, qui seront tous accessibles au grand public, après avoir été fermés, réaménagés et rouverts par tranches successives depuis 2003.
Au rez-de-chaussée de l’aile Orient, seront de nouveau accessibles les deux anciens réfectoires des pensionnaires de l'Hôtel des Invalides, tous deux décorés des peintures murales dues à Jacques Antoine Friquet de Vauroze (1648-1716).
Réalisés en 1677-78, ces décors retracent les principaux épisodes des guerres de dévolution (1667-1668), dans les Flandres - batailles de Charleroi, Tournai...- et en Franche Comté - batailles de Besançon, Dole.... Ils ont fait l'objet d'une importante campagne de restauration, dirigée par Madeleine Hanaire, qui s'est achevée en décembre 2009.
Ces deux anciens réfectoires constituent des espaces thématiques du nouveau parcours de viste. L’un, dit "salle Turenne", évoquera l'affectation première de l'espace - celle d'accueillir les repas des pensionnaires des Invalides - par un alignement de tables, présentant aux visiteurs documents écrits et graphiques, tout en leur fournissant des clefs de découverte des Invalides.L’autre, dit « salle Vauban », présentera un impressionnant cortège de treize cavaliers du Consulat jusqu'au Second Empire, provenant pour partie des ateliers des peintres Ernest Meissonnier et Edouard Detaille, en hommage à l’histoire du musée de l'Armée et de son ancêtre le musée historique de l'Armée auquel ces artistes étaient liés.
Dans ces nouvelles salles associant lecture chronologique et approches thématiques,le public disposera de nombreux outils d'aide à la visite qui lui permettront de mieux comprendre et de restituer dans leur contexte les objets, armes et uniformes, œuvres d'art exposés. Bornes multimédia, plans-reliefs animés de grandes batailles, postes et parcours sonores, compléments interactifs à la signalétique traditionnelle, rendront les collections attractives, accessibles et compréhensibles par le plus grand nombre de visiteurs, amateurs ou novices, devenus ainsi acteurs de leur visite.
Vivre les époques, être immergé dans l’Histoire, telle est l'évolution du musée de l'Armée, qui devient ainsi résolument un musée d'histoire.