Pakistan terre de rencontre (Ie - VIe siècles) Les arts du Gandhara

Du 21 avril 2010 au 16 août 2010.

Musée des arts asiatiques Guimet

Site de l'exposition

Cette exposition d’envergure internationale unique en France, présentera 200 œuvres gréco-bouddhiques exceptionnelles et caractéristiques du Gandhara, ancien royaume d'influence hellénistique, qui recouvrait les provinces du Nord-Ouest de l’actuel Pakistan.

Cette civilisation contemporaine des mondes romains à l’ouest, des Han chinois à l’Est, trouva son essor entre le 1er et 3ème siècle de notre ère, au temps des successeurs d'Alexandre le Grand et de l'Empire Kouchan.

Terre de rencontre, terre de Bouddhisme, terre d’invasions et d’échanges, mais aussi terre de culture ancienne, et de diversités, le Gandhara voit naître et se développer une civilisation brillante mêlant les influences grecques, fruits des conquêtes d'Alexandre le Grand, aux inspirations perses et indiennes. Sous la dynastie des Kouchans, l’art du Gandhara va s'épanouir à travers le bouddhisme. C'est dans la région autour de Peshawar que la première image du Bouddha apparut sur fond d’influences étrangères notamment hellénistique et romaine. Stèles, statues, bas-reliefs mêlent l’art classique grec à l’art indien. La fusion des genres et des styles engendra un art singulier d’une profonde unité et d'une rare splendeur: n'est-ce pas au musée de Lahore que s'ouvre le roman de Kipling Kim décrivant la stupéfaction d’un vieux moine tibétain devant un ensemble de bas reliefs évoquant la geste du Buddha et l’art étrange du Gandhara?

Dans cette exposition statuettes ou statues du Buddha et des vénérés (boddhisattva…), bas-relief de temples et de stupas, voisineront avec les terres cuites et les stucs des monastères ou des palais. Ces œuvres sont notamment issues du site archéologique de Taxila, à 40 km de la capitale pakistanaise, Islamabad, qui, de par sa situation géographique, favorisa un brassage de populations et de cultures. Taxila abrite aujourd’hui les vestiges de trois villes successives et de nombreux sites monastiques témoignant du raffinement des époques où la cité connut son apogée. La civilisation du Gandhara disparut peu à peu après les invasions des Huns laissant en héritage un art qui influencera durablement les pays de Haute Asie (Asie Centrale, Chine, Corée et Japon).

Après une présentation à Bonn en 2008/2009, à Berlin 2009, l’exposition a achevé début janvier son itinérance à Zurich. L’étape parisienne retient une approche chronologique des influences. Art à multiples facettes, le Gandhara jette des ponts artistiques entre les continents, les cultures occidentales et orientales, offrant une pluralité de formes
artistiques qui nous invitent à découvrir un monde où le beau et l’humanité dominent
.

Cette exposition est le fruit d’une collaboration initiée entre le musée Guimet et le Centre National d'Art et d'Expositions de la République fédérale d'Allemagne à Bonn.

Les organisateurs européens veulent donner à voir plus qu’une exposition, l’espérance que le Pakistan redevienne très bientôt la terre de rencontre qu’il fut.

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