La France des fondeurs. Art et usage du bronze aux XVIe et XVIIe siècles

Du 06 novembre 2010 au 28 février 2011.

Musée national de la Renaissance, Château d'Ecouen

Le musée national de la Renaissance présente La France des fondeurs qui dévoile l'emploi du bronze aux XVI e et XVIIe siècles, en particulier dans les objets d'usage. Avec plus de 130 œuvres
des plus prestigieuses (étriers de François Ier en bronze doré, pied de fontaine du cercle de Hugues Sambin) aux plus usuelles (mortiers pharmaceutiques et chandeliers), l'exposition dessine une approche inédite de l’art très original
des fondeurs français à la Renaissance.

Si le travail du fondeur est souvent réduit à la fabrication de cloches, les objets conservés témoignent en réalité de l'omniprésence de leurs productions dans tous les secteurs de la vie quotidienne de la Renaissance. Or, ce sujet n’a jamais fait l'objet d'une étude approfondie, laissant dans l'ombre de nombreuses variétés d'œuvres, souvent données comme non datables et non localisables: luminaires, mouchettes et chenets, cloches et clochettes, petits canons, grelots, poids et mesures, mortiers, décors de portes ou de fontaines, serrures, étriers, éléments de harnachement, seaux à eau bénite et encensoirs....

L'exposition engage ainsi une étude stylistique poussée analysant les sources d'inspiration des bronziers et le répertoire décoratif dans lequel ils puisaient leurs décors – en particulier les grandes créations de la sculpture européenne de la renaissance - tout en abordant les techniques de l’utilisation du bronze et des métaux connexes (fer, cuivre, laiton) ainsi que l'organisation des corporations de fondeurs à la Renaissance par l'administration royale.

Parallèlement au panorama des centres français de l’art du bronze à la Renaissance, de la production du Puy-en-Velay ou de Lyon aux réalisations de Fontainebleau, de Paris et de Rouen, de Bourgogne et de Champagne, des critères de datations sont proposés. Ces arguments chronologiques permettent de reconsidérer le cas d’objets souvent placés au XVI e siècle, mais dont la réalisation s’échelonne en réalité jusqu’au début du XVIIe voire du XVIIIe siècle, sans qu’il s'agisse pour autant de "faux" ou de "copies".

S'adressant à des publics variés l'exposition vise à valoriser, dans une perspective historique, une technique, des savoir-faire méconnus et des objets rarement mis à l'honneur mais omniprésents dans les collections publiques et sur le marché de l'art.

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