L’exposition présentée au musée Guimet propose une approche croisant l’archéologie et l’ethnographie, invitant le visiteur à explorer plusieurs pistes, sur les traces de ces magnifiques cavaliers de l’Asie des steppes.
Le patrimoine archéologique exceptionnel du Kazakhstan a été découvert à la fin du XIXème siècle par des Européens dont certains sont mis à l’honneur dans cette exposition.
Ainsi quelques pièces et ouvrages de François-Joseph Castagné (1875-1958) conservés dans les collections muséales françaises sont présentés, ce dernier étant considéré comme le précurseur de l’archéologie et de l’ethnologie française en Asie centrale. Des photographies prises au cours de missions en Asie centrale ; celles du Russe Samuil Martynovich Dudin (1863-1929), membre de deux expéditions archéologiques à Turfan en 1909-1910 et Dunhuang en 1914-1915, sont également proposées.
Construite autour des rites du nomadisme, l’exposition « Kazakhstan Hommes, bêtes et dieux de la steppe » est un spectacle haut en couleur autant qu’un parcours initiatique. Conçue comme une modulation visuellement dynamique, pour évoquer une société nomade circulant dans de grands espaces, se regroupant par de petites unités éphémères et mobiles.
Le visiteur découvre côte à côte des témoignages de la richesse des pratiques funéraires kazakhs et du goût de l’orfèvrerie à travers des pièces au registre décoratif puisant leurs motifs dans la faune des steppes et des montagnes – cervidés, bouquetins, oiseaux, félins - et une évocation de paysages et d’hommes tournés vers un infini qui les fait entrer en contact avec l’esprit de la steppe.
Une visite dans l’univers des habitants de la steppe…