Cet ouvrage ne comporte pas moins de 153 lettres de Georges Clemenceau adressées à son grand ami Claude Monet, entre mai 1895 et septembre 1926.
En revanche, on connaît peu de lettres de Claude Monet adressées au "Tigre", ce dernier ayant entrepris, l’année qui précéda sa mort, de brûler tous ses papiers n’épargnant qu’une infime partie de sa correspondance.
Toutes ces lettres étaient conservées par Claude Monet et c’est Blanche Hoschedé, sa belle-fille qui les remit à la Société des amis de Georges Clemenceau et qui font aujourd’hui l’objet de la réédition de l’ouvrage publié par la Rmn en 1993.
Le 11 novembre 1918, Georges Clemenceau reçoit un mot de Claude Monet : "Je suis à la veille de terminer deux panneaux décoratifs (Les Nymphéas) que je veux signer le jour de la Victoire et viens vous demander de les offrir à l’Etat, par votre intermédiaire ; c’est peu de chose mais c’est la seule manière que j’ai de prendre part à la Victoire. Je vous admire et vous embrasse de tout mon cœur."
A travers ce mot, c’est toute leur magnifique amitié qui s’exprime, à la fois chaleureuse et incroyablement intime.