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Marc Chagall - Monstres, chimères et figures hybrides

9782711853267 35,00 €
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Marc Chagall - Monstres, chimères et figures hybrides
Nombre de pages
143
Nombre d'illustrations
99
Date de parution
Juillet 2007
EAN
9782711853267
Auteur
Collectif
Editeur
Réunion des musées nationaux - Grand Palais
Catégories
Librairie, Catalogues d'exposition
Musée
Musée national Marc Chagall , Musée du Luxembourg
Thèmes
Peinture
Courant artistique
Art moderne et contemporain
Artiste
Marc Chagall
Langue
Français

Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition Monstres, chimères et figures hybrides musée Marc Chagall, Nice.

Chimères mystérieuses, mi-homme, mi-bête, objets composites à tête humaine et animaux fantastiques volants traversent tout l'œuvre de Marc Chagall. Pour la première fois une exposition leur est consacrée.
Ces êtres hybrides, Chagall les a connus sans doute en regardant les diables des icônes et les compositions issues de la sculpture médiévale de son pays natal qu'il admirait profondément. La série des Caprices de Goya où l'homme prend si souvent l'aspect d'un âne a aussi retenu toute son attention. Plus généralement, l'hybridation, perceptible dans toute l'histoire de l'art a marqué l'imagination de Marc Chagall. En ce sens, il s'inscrit dans une tradition qui englobe des œuvres aussi célèbres que le retable d'Issenheim, les compositions de Jérôme Bosch ou de Johann Füssli. C'est dans la même tradition que trouvent à s'inscrire certains de ses contemporains. En effet, de Picasso à Brancusi, de Hans Arp à Victor Brauner, les quadrupèdes ailés, les femmes-oiseaux et autres monstres plus ou moins aimables, constellent la production du XXe siècle.

Dans l'iconographie de Chagall, l'hybridation trouve ses figures de récurrence : la tête humaine est remplacée par une tête d'animal, les bêtes ont des membres humains, dont elles se servent pour jouer de la musique ou pour peindre, de même qu'il pousse des bras et une tête aux violoncelles qui se jouent eux-mêmes.
Quel sens peut-on donner à ces êtres ? Au delà de la dimension symbolique ou métaphorique, il ne faut pas exclure la dimension religieuse, liée aux traditions hassidiques de la région de Vitebsk, ville natale de l'artiste.
Avec l'humour qui le caractérise, l'artiste n'hésite pas à se peindre lui-même en animal : sous les traits d'un coq (Le coq, 1947, musée national d'art moderne - Centre Pompidou, dépôt au musée des Beaux-Arts de Lyon) ou d'une chèvre, animal pour lequel il a maintes fois exprimé son affection et sa compassion. L'âne, animal modeste, mais aussi messianique, est ici donné comme une possible image de l'artiste (Autoportrait à la pendule, 1947, Paris). Ces figures composites sont donc toujours la marque d'un raccourci poétique, qui donne à voir en une seule image ces divers niveaux de représentations. André Breton en 1941, parlait de l'entrée de la métaphore dans la peinture du XXe siècle avec Chagall. Il soulignait sa capacité à «affranchir l'objet des lois de la pesanteur, abattre la barrière des éléments et des règnes» et à traduire en langage plastique les traces troubles du rêve comme l'essence des êtres et des choses.

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