Miroir du Désir - Images de femmes dans l'estampe japonaise

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Miroir du Désir - Images de femmes dans l'estampe japonaise
Miroir du Désir - Images de femmes dans l'estampe japonaise
Miroir du Désir - Images de femmes dans l'estampe japonaise
13,50 €
Disponible

Exposition Miroir du désir - Images de femmes dans l'estampe japonaise, musée Guimet du 6 juillet au 10 octobre 2016.

Nées en Chine au XVIème siècle, les shunga (Images de printemps) sont des estampes érotiques de style Ukiyo-e (Images du monde flottant).
Elles voient leur âge d'or à l'époque d'Edo (1600-1868) notamment grâce aux évolutions considérables en matière d'impression qui leur assurent une plus large diffusion.
Il y eut de nombreuses tentatives pour interdire les shunga. L'édit de 1722 les fit définitivement passer dans la clandestinité. L'art shunga succombera à l'apparition de la photographie érotique au début de l'ère Meiji (1868-1912).
Ces estampes sont vendues le plus fréquemment sous la forme de livres, appelés enpon. Peu d'artistes sont restés à l'écart du genre, car il leur apportait l'assurance de revenus stables et parfois élevés. Les plus grands, tels Harunobu, Utamaro, ou Hokusai publient leurs recueils mais évitent de les signer.
L'impression polychrome n'est apparue qu'après 1765. Avant, la couleur pouvait être ajoutée à la main. La qualité et le prix des shunga étaient variés. Ils pouvaient être raffinés et vendus à de riches seigneurs ou limités en couleurs et largement distribués. Le personnage le plus commun des shunga est la courtisane. De même, les acteurs de kabuki sont souvent mis en scène. Ils portaient eux aussi une forte charge symbolique puisque nombre d'entre eux pratiquaient la prostitution masculine.
Si l'hétérosexualité domine, les scènes homosexuelles existent en nombre, la préférence sexuelle étant moins rigide à l'époque. Les scènes se déroulent souvent dans le cadre de la vie quotidienne, entre mari et femme.
Le plus souvent les personnages sont vêtus, principalement parce que la nudité n'était pas en soi érotique dans le Japon d'alors, les gens étant habitués à voir les corps nus dans les bains communs. Les positions sont généralement fantaisistes, peu réalistes, comme la taille des organes génitaux. L'objectif étant de rendre le contenu sexuel le plus lisible et le plus explicite possible. Les sexes se comportent ici comme un « deuxième visage », exprimant les passions cachées de la vie quotidienne. Mais l'humour est également constamment présent. l'intention ludique apparait dans beaucoup d'images. Les situations sont parfois même cocasses, les shunga se rapprochant alors des images "satiriques".
Les shunga étaient appréciés par des hommes et des femmes de toutes classes. Ils étaient considérés comme un porte-bonheur, comme un charme contre la mort par les samouraïs ; ils étaient une protection contre le feu dans les entrepôts et les maisons. Traditionnellement, on offrait des shunga aux jeunes mariés.

Nombre de pages
96
Nombre d'illustrations
70
Date de parution
Juillet 2016
EAN
9782711863624
Dimensions
13,8 × 18,1 × 1,3 cm
Auteur(s)
Agnès Giard, écrivain, journaliste, docteur en anthropologie, rédactrice du blog de Libération : les 400 culs. Sophie Makariou, Présidente du Musée national des arts asiatiques - Guimet.
Format
Relié
Langue
Français
Editeurs
Musée national des arts asiatiques Guimet, Les éditions Rmn-Grand Palais

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