MONET. PEINDRE LE TEMPS

Monet, peindre le temps

30 septembre 2026 25 janvier 2027
L'année 2026 sera celle du centenaire de la mort du peintre Claude Monet (1840-1926). Pour marquer cet anniversaire, le musée de l'Orangerie organise une exposition centrée sur le rapport de l'œuvre de Monet au temps. Il est considéré dès les années 1870 comme l'artiste impressionniste par excellence, bien qu'il n'ait participé qu'à cinq expositions du groupe. Son œuvre en vient rapidement à se confondre avec la « nouvelle peinture », tant elle en résume les caractéristiques (exécutée le plus souvent ...
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Catalogue d'exposition - Monet, peindre le temps

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  • Prix ​​actuel39 €
C'est sous l'angle inédit du rapport de Monet au temps, avec un regard distancié convoquant différents champs de recherche des sciences humaines, que le présent ouvrage propose de réexaminer une œuvre dont, cent ans plus tard, la portée reste plus que jamais fondamentale. Dans les années 1890, les séries, comme les Cathédrales, les Meules, les Peupliers, révèlent une démarche proche de la dissection du temps, jusqu'au testament final des Nymphéas. Cet ouvrage, catalogue de l'exposition qui vient clôturer l'année Monet, présente toutes les œuvres exposées, dont d'importants prêts du musée Marmottan, ainsi que d'autres œuvres mettant en avant le rapport de l'artiste au temps.

Exposition au musée de l'Orangerie du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027.

Français
192 pages / 95 illustrations

Coédition Gallimard / Musée de l'Orangerie
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Le musée de l'Orangerie organise une exposition centrée sur le rapport de l'œuvre de Monet au temps.

Il est considéré dès les années 1870 comme l'artiste impressionniste par excellence, bien qu'il n'ait participé qu'à cinq expositions du groupe. Son œuvre en vient rapidement à se confondre avec la « nouvelle peinture », tant elle en résume les caractéristiques (exécutée le plus souvent en plein air, avec une touche rapide et des harmonies claires révélant l'impression d'un instant) avant de déboucher sur un de ses prolongements les plus singuliers et remarquables. Dans les années 1890 avec les séries comme Les cathédrales, Les meules, Les peupliers, le peintre révèle une démarche proche de la dissection du temps, jusqu'au testament final des Nymphéas qui résout cette difficulté insurmontable de la fragmentation dans la série pour se fondre dans le continuum.

Le Bassin aux nymphéas : harmonie verte © GrandPalaisRmn / Stéphane Maréchalle
Nymphéas bleus © GrandPalaisRmn / Hervé Lewandowski
Nymphéas © Art Institute of Chicago, Dist. GrandPalaisRmn / image The Art Institute of Chicago
Les Nymphéas : Matin © GrandPalaisRmn / Hervé Lewandowski

Sixtine de l'impressionnisme

L'exposition trouve tout naturellement sa place au musée de l'Orangerie qui accueille les grandes décorations des Nymphéas. Cet ensemble unique, véritable « Sixtine de l'impressionnisme », selon l'expression d'André Masson en 1952, offre un témoignage de l'œuvre du dernier Monet, conçu comme un véritable environnement et venant couronner le cycle des Nymphéas. Le parcours propose de réfléchir au sentiment d'accélération du temps et à la modernité durant la période impressionniste de l'artiste, à la captation de l'instantanéité par les séries et enfin au cycle des Nymphéas, à la recherche de transcription de la durée. Monet développe une peinture qui répond aux défis et bouleversements de son époque sur la notion du temps d'un point de vue à la fois vécu, ressenti, mais aussi tangible à travers les signes concrets de transformation de l'espace urbain et du paysage. Le XIXe siècle est celui de la multiplication des horloges dans l'espace public et de la synchronisation du temps mesuré, c'est aussi celui de la révolution des transports, du développement des chemins de fer. Le moment impressionniste chez Monet apparaît ainsi, en écho à cette révolution de l'appréhension du temps au XIXe, comme celui d'une peinture qui souhaite s'inscrire de plus en plus dans l'instantanéité.

Les Nymphéas : Reflets verts © GrandPalaisRmn / Hervé Lewandowski

Après les années où se déroulent les expositions impressionnistes, on note chez l'artiste une tendance à explorer les effets produits à différents moments du jour sur un même sujet. C'est en Normandie qu'il développe finalement ses célèbres séries autour des Meules, (1888-1891), des Peupliers au bord de l'Epte (1891-1892), des Matinée sur la Seine (1896-1897) ainsi qu'autour de la Cathédrale de Rouen (1892-1898). À travers ces séries, le peintre pousse la logique de la représentation du moment jusqu'à la fragmentation du temps pour mieux en saisir l'essence. En 1895, les Cathédrales de Rouen exposées chez Durand-Ruel, équivalent pour Clemenceau à « une révolution sans coup de fusil » (Clemenceau, « Révolution de Cathédrales » en 1895 dans La Justice). Avec ces recherches picturales, Monet semble participer à la fascination de son époque pour l'observation minutieuse et quasiment scientifique du monde qui l'entoure.

Commissariat

Cécile Girardeau, conservatrice en chef, musée de l'Orangerie, Paris

Sophie Eloy, attachée de collection, musée de l'Orangerie, Paris

Exposition présentée 

Du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027 au musée de l'Orangerie, Paris

Du 25 février au 27 juin 2027 à la Tate Modern, Londres

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